Peut-on aimer en ayant honte ?
Le titre de ce premier roman "Ce qu'il faut de nuit" est lourd de sens.
La nuit c'est celle qui entoure ce père, son récit et ses regrets.
La nuit c'est aussi celle de Fus, antihéros de cette histoire, silhouette silencieuse, tragique, toujours en filigrane de ces pages. Un antihéros qu'on ne peut détester, mais qu'on ne peut pas aimer.
La nuit c'est peut-être la nôtre, dans l'actualité lourde de tension sociétale.
A travers l'histoire poignante de ce père et de l'amour qu'il porte à ses 2 fils, Laurent Petitmangin explore le poids et la place du hasard, des rencontres et de la parentalité dans nos choix de vie et nos destinées.
Double coup de cœur pour ce roman bluffant, plein de pudeur et de silence.